21.02.2009
Site de campagne de Marine Le Pen
Le site de campagne de Marine Le Pen pour les Européennes de 2009 viens d'ouvrir, n'hésitez pas à le visiter: www.marinelepen.com

12:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marine, le pen, fnj, 59, nord, front, national, jeunesse, lille, européennes
A propos du contre-plan de relance de Madame Aubry
En ces moments particulièrement dramatiques, Madame Aubry, nouveau secrétaire général du Parti Socialiste s'est penché au chevet de notre économie moribonde. Réuni exceptionnellement, le Bureau national du PS a avalisé le contre-plan de relance de sa direction pour répondre au plan "riquiqui" de Nicolas Sarkozy. Le Président, toujours prompt à aider ses amis banquiers en difficulté, s'est montré très modeste pour le reste des Français : 26 milliards d'euros dont 4 milliards seulement de crédits nouveaux, c'est à peine 1,25 % du PIB français.
La montagne a accouché d'une souris
Certes, comparé à celui de Nicolas Sarkozy, le "rantanplan" socialiste aligne près du double : 50 milliards d'euros mais, en réalité, 40 milliards. Au regard du PIB, un peu moins de 2 %. Si l'on compare avec les USA dont le déficit public devrait atteindre 13 % en 2009 ou à la Chine dont le plan de relance pour la même année avoisinera 20 % du PIB, on mesure le ridicule des propositions des frères siamois de la politique française
Les vieilles lunes de Martine
"Errare humanum est. Perseverare diabolicum" a écrit Saint Augustin. Il faut croire que Martine ne l'a pas lu. En effet, elle persévère dans ses vieilles lunes socialistes en privilégiant les "contrats aidés" dont l'inutilité fait l'unanimité, et l'augmentation des emplois dans la fonction publique. Elle semble oublier que les finances publiques sont dans un état déplorable et que la fiscalité en France bât tous les records de l'OCDE. Alourdir les charges des entreprises dans le contexte actuel d'exacerbation de la concurrence n'est pas une faute, c'est un crime.
Une relance par la consommation vouée à l'échec
Il manque une jambe au plan de relance keynésien du libéral Sarkozy. Martine y remédie en proposant un chèque "anti-crise" de 500 euros au bénéficiaire de la prime pour l'emploi. Outre que cela ne touche que 15 % de la population, cela ne fait que 40 euros par mois en supplément. Merci de votre bon cœur, Martine. On ne vous savait pas aussi pingre !
Mais si les propositions socialistes ne vont guère plus loin, c'est, comme l'avoue la droite au pouvoir, que toute relance de la consommation se traduirait par une augmentation du déficit commercial déjà abyssal. Depuis 2002, la balance commerciale n'a cessé de se dégrader atteignant, en 2008, près de 80 milliards d'euros et traduisant clairement la perte de compétitivité de notre pays. De surcroît, toute relance de la consommation dans un système d'économies ouvertes alimenterait les économies voisines comme l'Allemagne ou émergente comme la Chine. Ainsi, pour 100 euros de pouvoir d'achat supplémentaire, 50 serviraient à acheter des biens fabriqués à l'étranger.
L'UMP et le PS se trouvent donc piégés par le système qu'ils ont eux-mêmes organisé depuis 30 ans. Puisque l'on fait référence à Keynes, il faut se rappeler que dans les années 30, les économies étaient fermées et les changes contrôlés. Ce qui n'est plus le cas actuellement et qui explique que toute relance par la consommation est voué à l'échec.
Un oubli qui en dit long
Il y a un grand absent dans le plan de Martine : la finance, ce qui en dit long sur ce qu'est devenu le parti socialiste. Pas un mot sur les responsables de la crise. Pas une proposition pour y remédier. A croire que les "amitiés" sont telles qu'elles interdisent toutes critiques du monde des "affaires". Il est vrai que MM. Fabius, Bérégovoy et Delors ont fait beaucoup en leur temps pour la libéralisation des marchés financiers. Le Parti Socialiste s'est toujours battu becs et ongles pour la construction européenne, pourtant très libérale en la matière. L'ensemble des traités européens qu'il a toujours appelé à voter n'a d'ailleurs fait que renforcer le pouvoir des marchés au détriment du politique. Le PS se tait mais son attitude ne trompera personne
Changer de paradigme
Relancer notre économie en crise dans la situation actuelle nécessiterait de changer de paradigme. La vision du monde qui gouvernait nos économies et nos pays depuis 30 ans vient de s'effondrer. C'est en ayant une analyse claire et juste des causes de la crise que l'on pourra y remédier efficacement.
La mondialisation qu'ont voulue nos hommes politiques est en grande partie responsable de la situation. Voyons les fruits qu'elle a produits. Les délocalisations et la baisse des revenus de la plupart au profit de l'enrichissement de quelques-uns par l'exploitation éhontée dans les pays émergents d'une main d'œuvre servile payée au prix de sa simple subsistance.
Pour remédier à la désindustrialisation de nos économies, à la baisse du pouvoir d'achat, le système financier a procuré de plus en plus de crédit à des personnes de moins en moins solvables en raison du chômage de masse et de la pression qu'il exerce sur l'échelle des salaires. Par la titrisation, la finance a cherché à évacuer le risque en créant d'immenses bulles de créances pourries. La trappe s'est refermée sur elle un 15 septembre par la faillite de Lehman Brothers, l'un des fleurons de Wall Street.
Pour sortir de ce piège de l'économie d'endettement hypertrophié, il faut rééquilibrer les revenus en France. Mais cela doit passer par la protection de notre économie. Protectionnisme, le mot est lâché. Aussitôt, l'opinion "éclairée" se déchaîne alors que de plus en plus d'économistes font ce constat et rejoignent sans le dire, les positions du Front National, mais le tabou ne peut être franchi, même par les socialistes ou les libéraux les plus conséquents. Leur internationalisme viscéral les empêche de changer de paradigme.
C'est peut-être difficile encore à admettre pour beaucoup : mais changer de politique demain nécessitera de changer de doctrine et d'hommes. Sinon la France connaîtra à nouveau une terrible défaite due aux idées trop vieilles pour un monde qui à changé.
Eric DILLIES
11:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fnj, lille, nord, flandre, 59, front, national, jeunesse, économie, aubry



