30.11.2008
Avis aux électeurs UMP
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17.11.2008
Carl Lang contre les militants du FN
Lille, le 13 novembre 2008
Communiqué du FN Nord-Pas-de-Calais
Carl Lang contre les militants du Front National
Carl Lang vient d’annoncer qu’il s’auto-excluait du Front National parce qu’il n’était pas réinvesti, pour la quatrième fois, dans « sa circonscription du Nord-Ouest » (sic).
Les trois fédérations du FN Nord-Pas-de-Calais rappellent que les terres seigneuriales ont été abolies à la Révolution et que Monsieur Lang, qui habite à l’étranger, est particulièrement mal placé pour représenter la région Nord-Pas-de-Calais qu’il ne connaît que tous les 5 ans, pour se faire réélire, abandonnant le terrain politique, les militants du FN et les électeurs depuis des années comme le démontre son refus de se présenter aux dernières cantonales et municipales, élections probablement pas assez rémunératrices pour lui.
Carl Lang s’est embourgeoisé et considère son mandat de député européen comme une rente à vie. Les militants rappellent que le Front National n’est pas la caisse de retraite de Carl Lang.
Les trois fédérations du FN Nord-Pas-de-Calais demandent que Carl Lang s’applique sa propre devise lorsqu’il était le secrétaire général du FN : « Tu dois tout au FN, le FN ne te dois rien ».
Il terminera, comme les dissidents qu’il a durement vilipendés durant des années… à moins de 1% !
Eric Dillies, Guy Cannie, Steeve Briois
Secrétaire départemental Secrétaire départemental Secrétaire départemental
des Flandres du Hainaut du Pas-de-Calais
Eliane Coolzaet,
Fondatrice du FN à Lille
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais
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09.11.2008
Entretien de Novopress Aquitaine avec Nicolas Bay
Malgré son jeune âge, 30 ans, Nicolas Bay a déjà un long parcours au sein de la droite nationale. Il s’est engagé très jeune au Front national où il a été responsable régional du Front national de la jeunesse (FNJ).
Lors de la scission en 1998, il s’engage aux côtés de Bruno Mégret. Il devient en 2007 secrétaire général du MNR (Mouvement national républicain). Aux dernières élections de mars 2008, il est élu conseil municipal (le seul du MNR) dans la commune de Sartrouville. Le 23 septembre 2008, il est exclu du MNR et fonde une organisation politique « Convergences nationales ».
Novopress Aquitaine : Vous avez récemment pris la tête de « Convergences nationales ». Vous êtes venu à Bordeaux pour rencontrer ses adhérents. Quel est son but ?
Nicolas Bay : Convergences nationales souhaite agir utilement en faveur du renouveau et du rassemblement de la droite nationale. Nous ne sommes donc pas un parti politique. Nous n’avons ni la prétention, ni la volonté de nous présenter aux élections sous nos propres couleurs, en concurrence des forces existantes. Au contraire, tout en conservant nos spécificités et notre liberté de parole, nous agirons en partenariat avec le Front national et avec toutes les personnalités ou associations qui œuvrent pour la France et pour la civilisation européenne et chrétienne, contre le mondialisme et l’immigration-islamisation.
Y a t-il à moyen ou long terme un projet de fusion avec le Front national ?
Nous pensons être plus utiles à la cause nationale en travaillant avec le FN sans y être intégrés. Le Front national se trouve aujourd’hui dans une période de mutation, Jean-Marie Le Pen ayant annoncé qu’il en quitterait la présidence en 2010. Même affaibli, le Front national est la seule organisation de notre famille politique ayant un poids électoral réel et dont les dirigeants sont identifiés par l’opinion publique. Sans procès d’intention à l’égard de quiconque, nous travaillerons avec ceux qui, au sein du FN ou ailleurs, sont les plus actifs, les plus mobilisés et les plus ouverts au rassemblement.
N’avez vous pas peur que « Convergences nationales » apparaisse comme une création de plus dans le courant national ?
La spécificité de la ligne de Convergences nationales est simple : agir pour le rassemblement de tous les patriotes sincères en mettant fin aux luttes intestines, aux guerres fratricides et aux rivalités de chefs qui ont été si destructrices et ont écœuré tant de militants et d’électeurs.
Beaucoup sont navrés de voir, progressivement depuis des années, la famille nationale se morceler en différents groupes et sous-groupes qui consacrent généralement leur énergie et leurs moyens à se critiquer entre eux. Il est temps de mettre fin à ce gâchis en travaillant à la remobilisation de notre mouvance. Nous n’avons ni la naïveté ni la vanité de penser qu’il suffit d’affirmer notre volonté de rassemblement pour que les divisions, les rancœurs ou les divergences se taisent. En revanche, nous allons agir dans cet esprit unitaire car il s’agit d’une étape indispensable pour susciter à nouveau l’espoir chez nos compatriotes.
Sur quels points pensez-vous avoir une influence sur le discours du Front national ?
Ce n’est pas notre démarche. Nous entendons faire entendre notre voix aux côtés du FN. Il est important que des débats politiques et stratégiques aient lieu au sein de la mouvance nationale, sans remettre en cause sa capacité de mobilisation. Notre discours doit s’adapter aux enjeux actuels et aux préoccupations essentielles de nos compatriotes. Par exemple, il convient de développer une argumentation cohérente et crédible face à la menace de l’islamisation qui n’est pas simplement une conséquence de l’immigration que nous combattons.
Pensez-vous que Marine Le Pen est la mieux placée pour mener au combat le camp national en 2012 ?
Aujourd’hui, elle est certainement la mieux placée mais elle est surtout la seule en situation… dès lors que Jean-Marie Le Pen a indiqué qu’il ne serait pas, sauf cas exceptionnel (comme par exemple une élection anticipée), candidat à la prochaine élection présidentielle. Une campagne présidentielle ne s’improvise pas. Cela nécessite, pour obtenir un résultat significatif, que le candidat ait, notamment, une notoriété importante, des moyens et un appareil politique, un accès aux médias, la capacité à obtenir les 500 parrainages nécessaires et qu’il soit identifié par le grand public (et pas seulement par des cadres ou des militants) comme un candidat de rassemblement. La prochaine élection présidentielle aura lieu dans plus de trois ans mais notre famille politique doit s’y préparer dès maintenant car le travail à accomplir est immense.
Quelle est la conception de « Convergences nationales » sur le modèle français d’intégration ? Une intégration d’immigrants ethniquement et culturellement différents est elle encore possible ?
L’intégration, c’est le communautarisme. Et les récents sifflets contre la Marseillaise ont montré l’échec total et coûteux de la politique d’intégration qui est tout sauf un modèle ! Les revendications communautaires s’expriment contre l’identité et la cohésion nationale. L’assimilation qui a existé en tous temps et en tous lieux sur la planète nécessite d’une part que le pays « assimilateur » soit fort et respecté et, d’autre part, que les candidats à l’assimilation ne soient pas trop nombreux ! Plus les différences ethniques, historiques, culturelles ou religieuses sont nombreuses, moins il y a de possibilités d’assimilation ! Ce sont des principes de simple bon sens qui s’appliquent à toutes les organisations humaines. Pour répondre précisément à votre question, je suis convaincu que la France pourrait assimiler, en petit nombre, des immigrés même culturellement et ethniquement différents mais nous avons dépassé depuis longtemps les seuils de tolérance et la France est aujourd’hui submergée. Une réponse politique raisonnable passe, me semble-t-il, par l’assimilation de ceux qui en manifestent la volonté et la capacité, par l’expulsion des autres et par la mise en œuvre d’accords de coopération avec les principaux pays d’émigration vers la France et vers l’Europe.
Nicolas Sarkozy semble décevoir ses électeurs. Ses promesses, aussi bien celles concernant les réformes structurelles, que celles concernant l’immigration, semblent lettre morte. Que doit faire le camp national pour apparaître comme un recours aux prochaines échéances électorales ?
La déception à l’égard de Sarkozy commence à se faire sentir et s’accentuera sans doute d’ici la fin du quinquennat mais la droite nationale et identitaire n’en bénéficiera pas de façon automatique ou mécanique.
Pour apparaître comme un recours, pour incarner une attrayante alternative, notre famille politique doit travailler sur différents axes :
- D’une part, elle doit proposer un véritable projet politique et non un simple catalogue de mesures cent fois ressassées ; un projet politique qui ne se limite pas aux circonstances du moment mais qui soit une véritable vision de l’homme, de notre nation et de notre civilisation ;
- D’autre part, qu’elle soit capable de se rassembler et de se remobiliser dans la diversité de ses différentes composantes ;
- Enfin, que son projet politique soit exprimé de façon moderne, qu’il soit résolument tourné vers l’avenir et perçu comme tel. La droite nationale ne doit pas avoir 30 ans de retard mais 20 ans d’avance.
Tout cela, j’en suis conscient, est plus facile à dire qu’à faire et c’est pourquoi nous devons y travailler dès maintenant, avec méthode et détermination.
Louis Forestier pour Novopress Aquitaine souce:http://aquitaine.novopress.info
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